Comme l’an passé, nous étions à Londres début juin pour la grand-messe européenne de l’ACAMS, les oreilles grandes ouvertes à l’affût des dernières infos et quelques questions « naïves » sur le bout de la langue, à l’attention des pointures reconnues que l’on fréquente aux pauses café.

Compte tenu de la proximité de l’entrée en vigueur de la 4° Directive, nous étions également très intéressés de savoir comment la communauté financière appréhendait cette échéance majeure.

Très logiquement, les tendances de fond demeurent inchangées, la recherche d’informations à propos des UBOs (Bénéficiaires effectifs) reste une préoccupation majeure. On constate cependant que de plus en plus de personnes, surtout dans les grandes organisations, sont à la recherche de solutions automatisées pour accélérer les processus, les rendre plus fiables mais aussi plus économiques.

La question du terrorisme, déjà évoquée l’an passé en mode mineur, revient malheureusement en force sous l’effet des événements récents : le financement du terrorisme reste bien d’actualité.

Clairement évoquée aussi, la lutte contre la fraude fiscale et l’utilisation des centres financiers offshore. Se focalisant sur les pays de l’UE, l’ONG Transparency International a entrepris une étude sur 6 pays européens, dont le Luxembourg, et est assez critique avec celui-ci.

Un sujet, particulièrement intéressant et nouvellement évoqué lors de l’ACAMS : la question des opérations de blanchiment liée aux produits provenant de la faune sauvage ou d’artefacts en général, avec un focus sur les antiquités, peintures, sculptures.

Mathilde Heaton parle des points à surveiller dans le commerce de l'Art

Les personnes actives dans le secteur de l’art et des antiquités vont devoir se mettre sérieusement dans le mouvement car là aussi existent de sérieux risques de blanchiment et de financement du terrorisme. Le pillage de nombreux musées et sites du Moyen Orient est une menace bien réelle.

Pas mal de ces sujets nous semblent valoir des développements plus approfondis. Voila donc notre devoir de vacances : vous distiller des informations plus approfondies sur ces sujets.

Quoiqu’il en soit, bonnes vacances… Et bonnes lectures de vacances sur le blog !